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Amélie de Montchalin dit “oui à un débat” et estime qu’il n’y a “aucun mépris” dans les propos d’Emmanuel Macron moquant le “modèle Amish”

“Oui la France va prendre le tournant de la 5G”, a lancé Emmanuel Macron lundi devant des entreprises du numérique, en ironisant sur ceux qui préfèreraient “le modèle Amish” et le “retour à la lampe à huile“, allusions aux élus de gauche qui demandent un moratoire sur le développement de cette nouvelle technologie. Des propos dans lesquels il ne faut voir “aucun mépris“, a assuré mardi 15 septembre sur franceinfo Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques

“Nier en bloc une technologie parce qu’elle suscite des débats, ce n’est pas notre façon de concevoir la politique et le projet“, a-t-elle expliqué avant d’affirmer : “Je ne dis pas oui à un moratoire, je dis oui à un débat.”

On voit bien qu’il y a un débat sur les technologies et certains, et c’est légitime dans l’histoire, ont peur des technologies. Nous, avec le président, on n’est pas des technologistes, on est des progressistes.

Amélie de Montchalin

à franceinfo

”Cela veut dire qu’on assume qu’on a besoin d’innovation, de progrès, que la technologie peut nous apporter des choses, poursuit Amélie de Montchalin, mais on assume aussi de créer une vision sociale, sociétale des usages de la technologie.”

Amélie de Montchalin veut un débat où il sera expliqué “à quoi ça sert”. ”Aujourd’hui on a un débat un peu totémique oui ou non. La 5G doit permettre de répondre à des usages très concrets, notamment liés à la gestion des ressources, par exemple en eau. On voit bien qu’on est sur un sujet dont on a fait une forme d’idéologie autour de la technologie alors que nous ce qu’on veut c’est résoudre les problèmes concrets, c’est créer un débat, expliquer.”

Le débat doit être confié “aux parlementaires, aux industriels, à tous ceux qui ont une part de choses à dire et bien sûr aux Français.” Sur les technologies, les Français peuvent débattre grâce à “des comités consultatifs constitués, des organismes qui amènent des informations dans le débat public.”

Amélie de Montchalin qui a insisté sur le fait que “le président a tranché”. ”Nous ne disons pas non à une technologie, en revanche nous assumons de devoir expliquer à quoi ça sert, ce que ça nous apporte.”

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