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l’annonce de « Riders Republic », une date de sortie pour « Immortals », et des excuses du PDG

Après celle du 12 juillet, c’est la deuxième conférence que l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft consacrait cet été à ses sorties à venir : ce jeudi 10 septembre, à l’occasion de ce second « Ubisoft Forward », l’entreprise française a fait quatre annonces principales.

La plus importante, c’est celle de la date de sortie d’Immortals : Fenyx Rising. Annoncé lors du salon de Los Angeles (l’E3) de 2019 sous le nom finalement abandonné de Gods & Monsters, il sortira le 3 décembre, et s’annonce clairement comme un mélange entre Assassin’s Creed Odyssey pour le contexte grec antique et The Legend of Zelda Breath of the Wild, pour son univers fantastique, sa promesse de liberté et sa dimension bricoleuse et créative. La direction artistique, assez enfantine, fait, elle, forcément penser à Fortnite.

L’autre grosse annonce, c’est celle de Riders Republic, titre développé par les studios d’Ubisoft situés à Annecy, et qui permettra à des dizaines de joueurs de s’affronter simultanément lors d’épreuves sportives diverses (VTT, parapente, etc.). Le jeu sortira le 25 février sur la génération de console actuelle mais également sur consoles de nouvelle génération.

Deux autres annonces à relever : d’abord, celle d’un remake de Prince of Persia Sands of Time, titre initialement publié en 2003 et mis au goût du jour par une filiale indienne d’Ubisoft. Celle-ci a eu, pour refaire les cinématiques du jeu, recours à la technologique de la performance capture, permettant de reproduire non seulement les mouvements de comédiens mais aussi les expressions de leur visage.

Ensuite, et pour finir, Ubisoft a annoncé le retour du jeu Scott Pilgrim contre le Monde, initialement sorti en 2010 et retiré des boutiques en ligne en 2014. Celui-ci sera de nouveau disponible dans une version sensiblement identique à l’originale à compter de la fin de l’année 2020.

Des excuses du président

Trois heures avant la diffusion de ce second « Ubisoft Forward », Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft, avait pris la parole via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

« Avant de commencer, j’aimerais dire quelques mots à propos de problèmes internes sur lesquels il a récemment été fait lumière ». M. Guillemot a ainsi évoqué les récentes enquêtes parues cet été dans des médias français, américains et canadiens faisant état de comportements déplacés et sexistes au sein de l’entreprise, tandis que des témoignages de victimes présumées sur les réseaux sociaux rapportaient des cas de harcèlement voire, dans au moins un cas, de viol. Dans la foulée de ces accusations, Ubisoft avait annoncé se séparer d’un certain nombre de ses cadres, y compris au plus haut niveau.

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« Je suis vraiment désolé pour toutes les personnes qui ont été blessées. Nous avons fait des efforts significatifs pour nous séparer ou sanctionner ceux qui ont violé nos valeurs ou notre code de conduite (…). Au cours des cinq années à venir, nous allons investir un million de dollars supplémentaires pour créer des opportunités pour des groupes sous-représentés, dont les femmes et les personnes de couleur », a expliqué le PDG de l’entreprise.

Celui-ci est également revenu sur la vidéo d’introduction de son nouveau jeu mobile Tom Clancy : Elite Squad, dont a été retiré en catastrophe un symbole rappelant celui du mouvement Black Live Matters. Des observateurs avaient noté que son utilisation dans le jeu semblait insinuer que celui-ci était contrôlé par des forces terroristes hostiles.

« Ubisoft croit en l’égalité et au respect pour tous. Malheureusement, un de nos jeux mobiles récents incluait du contenu inapproprié, a regretté Yves Guillemot. Nous avons implémenté des garde-fous afin de l’éviter dans le futur. Nous supportons pleinement le mouvement Black Live Matters, et nous faisons aujourd’hui une donation supplémentaire à la NWCP [l’association nationale pour la promotion des gens de couleur]. »

Ubisoft a par ailleurs expliqué sur les réseaux sociaux ne pas avoir pu intégrer ce message à la conférence proprement dite, « à cause de contraintes temporelles », mais que celle-ci le serait lors de la rediffusion sur Youtube.

Une contrainte temporelle qui aura sans doute également empêché Ubisoft de répondre à une enquête publiée quelques heures plus tôt sur le site Numerama, qui publiait les accusations de harcèlement d’une dizaine d’employées à l’égard de Florent Castelnerac, patron du studio Nadeo, propriété d’Ubisoft depuis 2009. M. Castelnerac avait contesté le fondement de ces accusations l’après-midi dans un message posté sur TwitLonger.

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