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les applications contre le harcèlement de rue se multiplient

Ces applications permettent aux utilisatrices d’envoyer un message d’alerte en cas de harcèlement de rue ou d’agression. Certaines proposent une liste de lieux où se réfugier.

Elles se sont baptisées Sekura, The Sorority , HandsAway ou encore Garde ton corps, les applis gratuites anti-harcèlement de rue se multiplient depuis quelques mois. Le harcèlement de rue est devenu un délit en 2018. Il y a eu 1 831 amendes pour outrages sexistes qui ont été distribuées en un peu plus de deux ans. Mais la loi n’a pas changé les comportements, 86% des femmes disent ainsi avoir été victimes de harcèlement de rue au moins une fois.

Andrea est l’une des 4 500 abonnées de The Sorority, l’application figure en écran d’accueil sur son téléphone portable. Le chiffre de 4 500, cela semble peu, mais samedi soir quand Andrea a lancé une alarme fictive depuis une rue de Lyon, sa ville, elle a été étonnée des résultats : “C’est assez impressionnant, en 5 secondes environ il y a une vingtaine de filles qui nous contactent pour savoir comment ça va ? Où est-ce qu’on est ? Est-ce qu’elles peuvent aider ? Est-ce qu’elles peuvent nous retrouver ? Du coup, je les ai toutes rassurées pour leur dire que tout allait bien, et que c’était juste un essai. Mais c’est assez rassurant de se sentir épaulée.”

Ce n’est peut-être pas une réaction physique mais on n’est pas toute seule. Juste le fait de savoir qu’il y a une dizaine de personnes qui peuvent être au courant de ce qui se passe, ça allège un petit peu l’esprit quand on sort.Andrea

Chaque abonnée géolocalisée choisit un périmètre d’alarme en cas de danger et toutes les abonnées qui se trouvent à l’intérieur sont prévenues et peuvent accourir, se signaler en téléphonant ou appeler les secours.

Samedi soir, dans le quartier du Château d’Eau à Paris, Emma est poursuivie par un harceleur et a choisi une autre solution. “Quand il a vu que je ne voulais pas, il a commencé à me suivre, à être derrière moi et m’interpeller, raconte Emma. J’ai toujours le téléphone dans la main quand je me balade le soir au cas où. J’ai ouvert l’application et vu qu’il y avait deux endroits refuge à côté. Je suis passé devant la terrasse de l’un des deux et comme il y avait du monde, je n’ai pas eu besoin d’aller demander directement au serveur parce que la personne qui me suivait a lâché l’affaire à ce moment-là.”

Emma est abonnée à l’application Garde ton corps, qui propose ainsi une quarantaine de lieux refuges. La plupart sont des bars ouverts tard le soir qui s’engagent à accueillir et protéger les victimes de harcèlement de rue en échange d’un peu de publicité sur l’application.

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