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Les GAFA répercutent sur leurs clients les taxes sur le numérique

Visés par de nouvelles taxes, les géants du numérique ont choisi de les répercuter sur leurs partenaires. Apple, Google et Amazon ont, ces derniers jours, annoncé des hausses des prix facturés pour certains de leurs services dans plusieurs pays, dont la France. Alors que le débat sur la fiscalité du numérique fait rage et que des Etats votent des prélèvements pour compenser la faible imposition locale de ces multinationales, celles-ci n’hésitent pas à riposter.

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Mardi 1er septembre, Apple a fait savoir aux développeurs français que la taxe sur le numérique de 3 % du chiffre d’affaires votée en 2019 serait intégrée dans le calcul de leurs revenus générés dans l’App Store, le magasin d’applications des iPhone. Ce prélèvement sera, comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), soustrait du prix de vente du logiciel, pour obtenir le prix net, dont l’éditeur d’applications conserve 70 % – Apple précise donc au passage que les développeurs ne paieront pas la totalité de la taxe.

« Quand les taxes ou les taux de change sont modifiés, nous devons parfois mettre nos prix à jour », justifie, laconique, le communiqué d’Apple

Le fabricant de l’iPhone reportera de même la taxe de 3 % votée en Italie et celle de 2 % adoptée au Royaume-Uni, ainsi que le prélèvement de 7,5 % mis en place par la Turquie. « Quand les taxes ou les taux de change sont modifiés, nous devons parfois mettre nos prix à jour », justifie, laconique, le communiqué d’Apple.

Le même jour, Google a annoncé une hausse de 2 % des prix de ses publicités au Royaume-Uni et de 5 % en Turquie, ainsi qu’en Autriche, où a aussi été voté, en 2019, un prélèvement de 5 % sur le chiffre d’affaires des grandes entreprises numériques. A partir du 1er novembre, l’imposition supplémentaire sera donc supportée par les annonceurs présents sur le moteur de recherche, sur la plate-forme de vidéos YouTube…

En France, la situation n’est pas complètement stabilisée

Pourquoi Google n’a-t-il pas répercuté la taxe votée en France ? L’entreprise estime que la situation n’y est pas encore complètement stabilisée. En effet, la collecte de la taxe a été suspendue par Paris pour laisser le temps à une négociation internationale, après des menaces de rétorsion des Etats-Unis. Mais Google n’exclut pas de revoir sa position à l’avenir.

De son côté, Amazon a aussi pris des mesures : à partir du 1er septembre, les vendeurs au Royaume-Uni payent aussi 2 % de plus pour vendre sur la plate-forme d’e-commerce ou pour utiliser ses services de stockage et de livraison.

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