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si l’application StopCovid “a une utilité, il faut la rendre obligatoire”, lance le sénateur LR Patrick Chaize

Si l’application peut éviter de reconfiner, “ce n’est pas une atteinte à la liberté mais une garantie de ces libertés”, estime Patrick Chaize.

La politique anti-Covid du gouvernement sera détaillée jeudi à 17 heures par le ministre de la Santé, Olivier Véran qui fera désormais un point presse chaque semaine. L’application StopCovid, qui n’a pas trouvé son public, selon le porte-parole du gouvernement, devrait être évoquée lors de ce point presse. De nombreux Français l’ont même désinstallée. “Si elle a une utilité, il faut la rendre obligatoire”, a déclaré jeudi 17 septembre sur franceinfo Patrick Chaize, sénateur LR de l’Ain.

franceinfo : Pourquoi souhaitez-vous rendre cette application obligatoire ?

Patrick Chaize : La question est de savoir si cette application a une utilité pour nos concitoyens pour se protéger et pour laisser un certain nombre de libertés ou si elle n’a pas d’utilité. Si elle a une utilité, il faut la rendre obligatoire parce qu’elle ne peut fonctionner dans de bonnes conditions que si un maximum de gens l’ont téléchargée. Si on n’est que quelques-uns à avoir cette application, évidemment elle est parfaitement inefficace et ne rend pas le service attendu.

Comment la rendre obligatoire quand on sait qu’un quart des Français n’ont pas de smartphone ?

C’est quand même 75% qui en ont un ce qui veut dire que l’application pourrait avoir sa pertinence. Souvent les gens qui ont un smartphone sont des gens qui se déplacent donc il y a une grande probabilité que les gens qui ont un smartphone puissent véhiculer le virus. Si cette application peut nous permettre d’éviter de se retrouver dans une situation où on est obligé de se confiner, je trouve que c’est plutôt une bonne application. Ce n’est pas une atteinte à la liberté mais une garantie de ces libertés.

Qu’en est-il de la protection des données ?

La Cnil a été plutôt favorable à cette application. Il ne faut pas faire un amalgame avec l’application telle qu’elle a pu être développée dans le monde. La France a fait un choix courageux puisque toutes les lignes rouges que nous avions fixées au départ ont été respectées par le gouvernement français, notamment que les données ne soient pas stockées, qu’il y ait une anonymisation des données. Tout a été respectée, il ne manquait plus qu’elle soit diffusée.

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