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un des vice-présidents d’Ubisoft quitte l’entreprise « avec effet immédiat »

Le vice-président en charge du service éditorial d’Ubisoft, Tommy François, cité dans plusieurs témoignages parus ces dernières semaines dans la presse comme responsable de manière répétée de comportements et de propos déplacés à l’égard d’employées de l’entreprise, a quitté l’entreprise. L’information a été transmise aux employés dans un mail interne daté du 31 juillet qu’a pu consulter le site d’actualité numérique Numerama – une information confirmée par l’Agence France-Presse auprès d’Ubisoft.

L’auteur du mail, le PDG du groupe Yves Guillemot, assure que M. François a « quitté le groupe avec effet immédiat ». Celui-ci avait été placé en mise à pied conservatoire au début du mois, « dans l’attente des conclusions de l’enquête le concernant » après les accusations formulées contre lui, comme avait expliqué par M. Guillemot dans un premier mail interne daté du 2 juillet. Les dernières informations transmises par M. Guillemot ne donnent pas, à notre connaissance, les résultats de l’enquête en question.

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« Comportement toxique »

Ancien animateur de la chaîne spécialisée Game One, Tommy François avait rejoint Ubisoft en 2006 et était vice-président du service éditorial depuis un peu plus de cinq ans. Il avait été cité en juillet dans la série d’articles publiée par Libération, Numerama et l’AFP, parmi d’autres cadres d’Ubisoft accusés de harcèlement ou d’agressions sexuelles.

Mi-juillet, c’est Serge Hascoët, considéré comme le numéro deux du groupe, qui avait déjà quitté son poste de responsable de la création. Le chef du studio de Montréal ainsi que la directrice des ressources humaines du groupe ont également quitté Ubisoft.

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« Ubisoft n’a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif, avait regretté M. Guillemot, cité dans le communiqué annonçant leur départ. Ce n’est pas acceptable. Tout comportement toxique est en opposition totale avec les valeurs avec lesquelles je n’ai jamais transigé et avec lesquelles je ne transigerai pas. »

L’entreprise, qui compte 18 000 salariés dans le monde dont 22 % de femmes, a lancé plusieurs enquêtes internes depuis les premières révélations et a entamé la restructuration de son service de ressources humaines, accusé d’avoir couvert certains comportements toxiques.

L’entreprise n’était pas revenue sur ces affaires durant sa très attendue conférence du 12 juillet, durant laquelle ont été dévoilées des informations concernant ses jeux à venir. Mais Yves Guillemot avait assuré le 22 juillet, lors de la présentation de ses résultats trimestriels décalés, que le groupe devait « néanmoins relever un défi très sérieux à la suite des récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés. Je suis déterminé à mettre en œuvre des changements profonds afin d’améliorer et renforcer notre culture d’entreprise ».

Le Monde avec AFP

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