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Unilever suspend ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux Etats-Unis

Le géant de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a annoncé, vendredi 26 juin, mettre un terme à ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux Etats-Unis au moins jusqu’à la fin de l’année, évoquant une « période électorale polarisée ».

La société anglo-néerlandaise devient ainsi l’une des plus grosses entreprises à rejoindre une liste croissante de marques qui ont choisi de boycotter Facebook, accusé de ne pas faire assez contre les messages haineux dans les publicités.

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« Les marques ont le devoir d’aider à construire un écosystème numérique fiable et sûr. C’est pourquoi nos marques ne posteront plus de publicités sur Facebook, Instagram et Twitter aux Etats-Unis », a déclaré dans un communiqué Unilever, notamment connu pour ses produits Dove et les aliments Knorr. Si la multinationale reconnaît « des progrès substantiels » en la matière, « il reste encore beaucoup à faire, en particulier dans les domaines de la division et du discours de haine pendant cette période électorale polarisée aux Etats-Unis ».

#StopHateForProfit

Cette annonce intervient deux jours après la décision du fabricant de glaces Ben & Jerry’s, qui appartient à Unilever, de cesser d’acheter de l’espace publicitaire sur Facebook.

La compagnie Unilever a précisé qu’elle surveillera la situation de près et « réexaminera sa position actuelle si nécessaire ».

Le géant américain des télécoms Verizon a lui aussi annoncé jeudi qu’il ne ferait plus de publicité pour le moment sur le réseau social, répondant à l’appel de la campagne #StopHateForProfit (« Non à la haine pour le profit »), soutenue par la Ligue anti-diffamation (ADL), l’Association nationale pour la promotion des personnes de couleur (NAACP) et d’autres groupes de défense des droits.

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Facebook fait face à une pression croissante concernant son approche non interventionniste vis-à-vis de la désinformation et de la modération des contenus.

Le réseau social a pris un tournant vendredi en annonçant qu’il allait interdire davantage de types de messages haineux dans les publicités. Facebook prévoit également d’ajouter des avertissements aux publications problématiques qu’il laisse en ligne.

En outre, la plate-forme retirera désormais les publicités qui affirment que les personnes de certaines origines, ethnies, nationalités, genres ou orientations sexuelles représentent une menace pour la sécurité ou la santé des autres, a assuré son patron, Mark Zuckerberg, dans un discours sur son profil Facebook. A l’approche de la présidentielle de novembre, il s’est aussi engagé à ce que ses équipes soient mobilisées pour contrer toute tentative de manœuvres de suppression du vote (notamment des minorités).

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Et il est revenu, sans le mentionner explicitement, sur l’incident qui a suscité une levée de boucliers contre son réseau : contrairement à Twitter, Facebook a refusé d’intervenir sur des messages polémiques du président Trump à la fin de mai, l’un portait sur le vote par correspondance et l’autre sur les manifestations et émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd.

Facebook sort désormais de sa politique « du retrait ou rien », et adopte une position à mi-chemin. « Les utilisateurs pourront partager ces contenus pour le condamner (…), mais nous ajouterons un avertissement pour dire aux gens que le contenu qu’ils partagent peut enfreindre nos règles », a précisé Mark Zuckerberg.

Le Monde avec AFP

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